16 octobre 2026
Afrique-du-Sud-fumeur

La mairie de la commune de N’Djamena avait pris tambour battant, en 2017 sous Mariam Djimet Ibet, la décision interdisant la consommation de la cigarette et du narguilé appelé communément « chicha » dans les lieux publics. Malgré les sensibilisations dans les dix arrondissements de la capitale, la consommation de ces produits dans les lieux publics va plutôt grandissante. Pour faire respecter cette décision, une brigade antitabac est en train de voir le jour. 

Après l’interdiction par décret de la fabrication et de la vente des boissons alcoolisées frelatées, les décisions allant dans ce sens, ne font que gravir.

La création d’une brigade antitabac est envisagée. Des moyens conséquents sont aussi envisagés pour mettre à la disposition de cette brigade pour faire respecter cette loi. Du moment où l’on sait que la brigade anti stepufiants qui est déjà en place, ne joue pas son rôle principal.

Il faut noter que la loi N°010 /PR/2010 du 10 juin 2010, portant lutte antitabac, prévoit qu’il est interdit de fumer dans les lieux publics, ainsi que dans les lieux de travail intérieur et dans les transports publics. Il est interdit également à toute femme enceinte, ainsi qu’a tout enfant mineur de fumer. Mais, plus d’une décennie après la vulgarisation de cette loi, la consommation de la cigarette dans les lieux publics va grandissant.

Cette loi est comme de l’eau versée sur le dos d’un canard. Faire respecter cette loi, reste un grand défi à relever par les autorités.

Cette décision qui est prise en 2017 pour interdire de fumer par l’ex maire Mariam Djimet Ibet de la commune de Ndjamena puis, réchauffer par le défunt et ex maire 1er adjoint de mairie centrale, Oumar Boukar est de nul effet.

Fumer de nos jours en public est devenu une mode, dans le milieu jeune. Dans femmes tombent de plus en plus dans la consommation de la cigarette, sans être inquiétées, même en public. Plus grave, des qualités des cigarettes, d’origines douteuses envahissent les marchés ce derniers temps.

Devant les débits d’alcool et autres lieux publics, ce sont les vendeurs de ces produits qui sont visibles aux premiers plans. Dans ces lieux, les affiches ne sont que collées sur les murs comme des symboles d’ornement. «Nous avons accepté de coller cet autocollant sur lequel, vous lisez interdiction de fumer, c’est juste pour mettre de la poudre aux yeux de ceux qui ont pris cette décision

Ces deux produits, vont toujours de pair chez nos clients. Nous ne voulons pas déranger nos clients », a lancé une tenancière interrogée dans un maquis à Moursal dans le 6eme arrondissement.

Au milieu des clients, des jeunes vendeurs ambulants de cigarettes déambulent, malgré la décision affichée sur les murs. Des clients qui ne fument pas de la cigarette, inhalent cette fumée, malgré eux. Sur chaque table, on peut apercevoir des paquets de cigarettes, briquets à côté. Des fumeurs se passent les mégots entre eux, c’est ce qui n’est pas sans conséquences sanitaires. Même dans les institutions de l’Etat, cette décision est foulée au pied, des agents fument même dans les bureaux, les cours.

Des lieux de la consommation du narguilé « chicha », malgré son interdiction, se créent à tour de bras dans les quartiers. Sur les avenues, ce sont des personnes qui sont visibles pour dégager de fumée, sous les yeux et la barde des éléments de la mairie et autres hommes en treillis. Ces derniers, eux aussi, fidèles consommateurs de ces produits, ne se contentent que de leurs frais journaliers des tenanciers de ces coins.

Prendre des décisions pour interdire le mal dans les lieux publics est salutaire, mais, faire respecter cette décision est encore plus important. Mais le cas actuel c’est des discours à grande pompe qui se font pour soit disant interdire de fumer en public.

Que ces autorités communales arrêtent de faire gaspiller l’argent des contribuables, au nom de la décision interdisant les citoyens de fumer en public. Il est encore temps de changer d’autres stratégies pour lutter contre la consommation de la cigarette en public.