L’irrégularité des pluies cette saison et la rentrée scolaire qui approche à grands pas représentent un double casse-tête pour les parents d’élèves, particulièrement en milieu rural.
Dans de nombreuses familles tchadiennes, la rentrée scolaire se joue en grande partie dans les champs : la vente des récoltes constitue souvent la principale source de revenus permettant de payer les fournitures, les frais d’inscription et les autres dépenses liées aux études. Mais lorsque la pluie se fait attendre ou se montre capricieuse, c’est tout le parcours scolaire des enfants qui se retrouve fragilisé.
Nadjadoum Isidore, cultivateur à Doguigui dans le canton Kokaga, fait partie de ces parents qui comptent sur leur production agricole pour subvenir aux besoins de leur foyer. Face à l’incertitude qui pèse sur les récoltes, il s’interroge sur les solutions à trouver si les revenus de la terre ne sont pas au rendez-vous.
« Nous comptons sur ce que nous récoltons pour subvenir aux besoins de la famille, mais aussi pour envoyer nos enfants à l’école », explique-t-il.
Derrière les déboires de la campagne agricole se dessine ainsi une tout autre inquiétude : voir des enfants retarder leur rentrée ou abandonner les bancs de l’école faute de moyens financers.
Pour ces ménages, une mauvaise récolte ne représente pas seulement une perte économique, elle constitue un frein direct à l’éducation de la jeunesse.
Cette situation critique interpelle le ministère de l’Éducation nationale, appelé à réfléchir à des mesures de soutien ou d’accompagnement pour allégé la pression financière qui pèse sur les familles d’agriculteurs vulnérables.
NODJIRE DJIMADJI / Hamama Media
