Jewel Howard Taylor, ancienne vice-présidente du pays de 2018 à 2024, a été inculpée mercredi 19 août dans le cadre d’une enquête sur un réseau international de trafic de stupéfiants, a annoncé le ministère de la Justice.
Âgée de 63 ans, l’ex-épouse de l’ancien président et chef de guerre Charles Taylor a été interpellée à l’aéroport international Roberts de Monrovia alors qu’elle s’apprêtait à quitter le territoire pour Accra. Elle a ensuite été conduite au quartier général de la police avant d’être officiellement inculpée.
Selon le communiqué du gouvernement, elle est poursuivie pour importation, vente, distribution et transport non autorisés de substances contrôlées, mais aussi pour sollicitation criminelle, facilitation, complot et blanchiment d’argent. Les poursuites s’appuient sur la loi de 2023 relative aux drogues et substances contrôlées.
Trois autres personnes sont également visées : deux ressortissants croates et un Ukrainien, actuellement en fuite et recherchés par les autorités.
Cette inculpation intervient dans un contexte de durcissement de la lutte antidrogue. En juillet, les autorités libériennes ont annoncé la saisie record de près de 4 tonnes de cocaïne, estimée à plus de 317 millions de dollars. Le président Joseph Boakai a fait de ce combat une priorité et limogé une douzaine de responsables fin juillet.
Figure majeure de la vie politique libérienne, Jewel Howard Taylor a été sénatrice de 2006 à 2018 avant d’occuper la vice-présidence sous George Weah. Elle reste présumée innocente jusqu’à décision de justice.
