16 octobre 2026
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Le Soudan du Sud a confirmé le retour au Vietnam de Tuan Phan, 44 ans. Détenu depuis plus d’un an à Juba, il faisait partie d’un groupe d’expulsés transférés depuis les États-Unis vers l’Afrique.

Lors d’une conférence de presse dans la capitale sud-soudanaise, le ressortissant vietnamien a pu s’exprimer pour la première fois depuis son transfert.

Expulsions vers pays tiers : le cas Tuan Phan
Tuan Phan avait purgé sa peine pénale aux États-Unis. Il a ensuite été envoyé en mai 2025 au Soudan du Sud dans le cadre du programme américain d’expulsions vers des pays tiers. Un dispositif visant des étrangers jugés « inéligibles au retour » vers leur pays d’origine.

Le groupe de 8 détenus, originaires de Cuba, Myanmar, Laos et Vietnam, avait vu son transfert bloqué à Djibouti avant d’être validé par la Cour suprême américaine. À Juba, ils ont été placés dans une résidence sécurisée, sous surveillance armée.

Rapatriement « légal et volontaire » selon Juba
Selon le ministère sud-soudanais des Affaires étrangères, porte-parole Agok Anyar, le retour de Tuan Phan s’est fait dans un processus « fluide, légal et volontaire ». Juba assure travailler « jour et nuit » pour renvoyer les autres détenus vers leurs pays respectifs.

Tuan Phan est le 2e du groupe à rentrer chez lui, après un premier rapatriement vers le Mexique en septembre 2025.

Polémique sur le Soudan du Sud
Le choix de Juba continue de faire débat. ONG et ONU pointent la fragilité institutionnelle du pays, l’insécurité et plus de 500 000 déplacés internes en 2025. Human Rights Watch dénonce un manque de contrôle indépendant et de garanties juridiques pour les détenus.

Plus de 180 personnes auraient déjà été expulsées vers au moins 7 pays africains, dans le cadre d’accords dont les détails financiers et politiques restent flous.

Avec Africa News