Le 25 avril 2024, le Tchad a célébré la 17ᵉ Journée mondiale de lutte contre le paludisme, sous le thème « Accélérer la lutte contre le paludisme pour un monde plus équitable ». Cette journée a été l’occasion de réaffirmer l’engagement du pays à éradiquer cette maladie qui demeure un problème majeur de santé publique.
Selon le rapport annuel 2023, le Tchad a enregistré 2 864 décès liés au paludisme.
Les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes sont les plus touchés, le paludisme représentant 30 % des consultations et 42,77 % des décès dans les structures de santé.
Le coordinateur du Programme national de lutte contre le paludisme, Dr Mahamat Saleh Issakha Diar, a souligné que « la moitié de la population tchadienne vit dans des zones à risque de paludisme ». Il a également rappelé que « de nos jours, la malaria tue encore, pourtant il s’agit d’une maladie évitable et curable ».
Pour renforcer la lutte contre le paludisme, le Tchad mise sur plusieurs stratégies :
Investir dans les innovations, développer et déployer de nouveaux outils et méthodes pour la prévention, le diagnostic et le traitement du paludisme.
Adapter les interventions aux réalités locales pour atteindre les populations les plus vulnérables.
Assurer un accès équitable aux services de santé pour tous, en particulier pour les communautés marginalisées.
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et ses partenaires soutiennent activement ces initiatives. Ils encouragent une approche inclusive, impliquant les communautés locales dans la prise de décision et la mise en œuvre des programmes de lutte contre le paludisme.
Ensemble, en renforçant les investissements, en innovant et en mettant en œuvre des stratégies efficaces, le Tchad aspire à un avenir sans paludisme, garantissant une vie plus saine et plus équitable pour tous ses citoyens.
Nekarmbaye Roseline/ Hamama Média
