Ce vendredi 29 novembre 2024, le département de Megri, en particulier la sous-préfecture de Mardibe dans la province de Wadi-Fira, est le théâtre d’une vive contestation. Les chefs traditionnels, dont le chef de canton et les délégués locaux, s’opposent fermement à la candidature de Mahamat Koty Yacoub, imposée par le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) sans consultation préalable. Ce mécontentement soulève des questions cruciales sur la légitimité des représentants élus et sur le fonctionnement de la démocratie locale.
Les habitants de Mardibe expriment leurs inquiétudes concernant leur droit de choisir leurs propres candidats. La démocratie exige la participation active des citoyens, mais les habitants craignent que leurs préoccupations soient ignorées au profit d’intérêts extérieurs. “Nous voulons juste la réhabilitation de notre candidat investi depuis la base ,” déclare le secrétaire sous-préfectoral du MPS, Hamid Ismaël, soulignant ainsi la frustration croissante face à cette situation.
Face à ces tensions, les populations de Mardibe réclament un processus transparent et équitable pour la désignation des députés. Ils insistent sur le fait que la voix du peuple doit être entendue et respectée pour garantir une véritable représentation démocratique. Les chefs traditionnels, en particulier, attendent des changements concrets de l’Autorité Nationale de Gestion Électorale (ANGE) pour participer pleinement aux élections législatives.
Ils avertissent que, sans une révision du processus électoral, il n’y aura pas d’élections législatives dans ces circonstances.
Cette contestation à Megri est un appel à la réflexion pour les décideurs, illustrant le besoin urgent d’une démocratie véritablement participative qui respecte les aspirations et les droits des citoyens.
