Ce jeudi 24 avril 2025, la ville de Moundou a lancé en grande pompe la 3ᵉ édition du Festival littéraire international L’Étudiant de Soweto. Organisé par le Collectif des Écrivains et Auteurs du Logone Occidental (CEALOC), cet événement culturel se tient jusqu’au 26 avril à l’Université de Moundou. Le thème de cette édition « Le besoin d’une littérature constructive entre la littérature engagée et la littérature des fleurs à l’aube d’un Tchad nouveau », met en lumière le rôle essentiel de la littérature dans la société tchadienne.
Placé sous le haut patronage de Goukouni Sidimi, délégué du gouvernement auprès de la province du Logone Occidental, et parrainé par la commune de Moundou, le festival a rassemblé des écrivains venus du monde entier, des universitaires, des partenaires, des membres du gouvernement, des étudiants et de nombreux passionnés de la littérature.
La cérémonie d’ouverture a débuté avec le mot de bienvenue de Mbaïhiamel Dieudonné, président du comité d’organisation, qui a salué la mobilisation autour de cet événement « Ce festival est une tribune pour les penseurs, les artistes et les rêveurs de demain. Nous croyons en la puissance des mots pour transformer notre société ».
S’en est suivie l’allocution du commissaire général du festival, Dionro Martin, qui a rappelé l’importance de créer des ponts entre les générations par la culture « Nous voulons réconcilier les jeunes avec la lecture, leur redonner le goût des idées et faire entendre la voix d’un Tchad littéraire, libre et responsable » a-t-il l souligné.
Le lancement officiel a été proclamé par Mansour Abdoulaye Bichara, secrétaire départemental représentant le délégué général du gouvernement. Dans son discours, il a affirmé « La littérature, lorsqu’elle est bien guidée, peut devenir un véritable moteur de cohésion, de paix et de développement. Ce festival est une initiative à saluer, car il incarne cette vision d’un Tchad éclairé et en marche » a-t-il déclaré.
Au programme de cette édition des panels et conférences-débats animés par des auteurs renommés, des présentations artistiques, théâtrales, des lectures publiques, des ateliers d’écriture et des expositions de livres. Tout est pensé pour faire de la littérature un outil vivant de partage, d’éducation et de réflexion.
Pendant trois jours, Moundou devient ainsi un véritable carrefour d’idées, de créativité et de dialogue. Ce festival ne se contente pas de célébrer les mots il les met au service du changement.
Nekarmbaye Roseline/ Hamama Média
