La Semaine nationale de l’arbre s’est poursuivie ce vendredi 07 août 2026 à la nouvelle École officielle de l’EGTH, dans le 1ᵉʳ arrondissement de Pala, avec la mise en terre de 450 plants lors d’une vaste opération de reboisement.
Une mobilisation portée par les partenaires
L’initiative a été rendue possible grâce à la contribution de plusieurs organisations. L’Association pour le développement des chaînes de valeur et de l’agriculture a fourni 100 plants, GIZ/WCS 200 plants et l’ONG SADAP 150 plants.
Ces apports ont permis de reverdir le site de cette nouvelle infrastructure scolaire, dans un contexte où la lutte contre la déforestation et les effets du changement climatique demeure une priorité nationale.
Les autorités appellent à l’engagement des jeunes
La cérémonie a réuni plusieurs autorités : le délégué de l’Éducation nationale du Mayo-Kebbi Ouest, Eyikbo Pahimi, le délégué provincial de l’Environnement, Fawa GartienNgarga, le président du Conseil provincial, Dr Keumaye Ignégonba, et le délégué général du Gouvernement, Abdelmane Khatab.
Tous ont insisté sur la nécessité de protéger les ressources forestières et d’impliquer davantage la jeunesse dans les actions de reboisement.
L’absence de contribution de la délégation de l’Environnement pointée du doigt
Cependant, un fait a retenu l’attention. Alors que la Délégation provinciale de l’Environnement et du Développement durable assure la tutelle technique de la Semaine nationale de l’arbre, aucun plant n’a été fourni par cette institution pour l’activité de l’EGTH.
L’ensemble des 450 plants provenait exclusivement des partenaires techniques. Cette situation suscite des interrogations sur le niveau de préparation des services publics chargés de conduire une campagne placée sous leur responsabilité.
Si les discours officiels ont rappelé l’urgence de préserver le couvert végétal, les actes sur le terrain montrent que l’effort matériel a reposé sur les partenaires extérieurs.
Planter est un pas, entretenir est le défi
Au-delà de cette insuffisance, la mise en terre de 450 plants constitue un signal positif pour Pala. Leur survie dépendra désormais d’un suivi rigoureux et de l’entretien par les autorités, les élèves et les communautés.
Car comme l’ont rappelé les organisateurs : planter un arbre est un premier pas, le faire grandir reste le véritable défi.
Tchédjolbé Jean-Claude, correspondant régional Hamama Média
