De nos jours au Tchad, l’appartenance à un patronyme est une »bénédiction » dans la société et pour des nominations à des postes de responsabilité dans les institutions de l’État.
Aujourd’hui les noms de plusieurs de ces Directeurs Généraux, des Présidents des Conseils d’administration, des Ministres ou bien d’autres occupant des postes stratégiques au haut sommet de l’État qui reviennent de temps en temps, sont issus soit des familles des anciens ministres, généraux ou des personnalités ayant occupé des fonctions stratégiques.
Cette situation ne passe pas sans frustrer quelques citoyens qui estiment que ces derniers ne remplacent que »numériquement » leurs parents.
«Aujourd’hui, si ton père n’a pas été ministre ou Directeur Général, n’espère pas pour être nommé quelque part. Tous les noms qui reviennent au Gouvernement, sont les enfants de ceux qui ont occupé de hautes fonctions avec Habré, Maréchal Idriss Deby et aujourd’hui ce sont leurs enfants les remplacent dans cette période de Transition. C’est dommage ! » déplore Benoît, un diplômé sans emploi.
Certains citoyens évoquent leur expérience. Mais cet argument est balayé du revers de main par d’autres qui estiment que c’est une mauvaise volonté politique de ne pas miser sur l’égalité des chances.
«Il ya des milliers des Tchadiens qui ont cette capacité d’occuper ces postes de responsabilité. C’est juste une mauvaise vision des choses de continuer avec la même dynamique, » lance un cadre d’une institution privée de la place.
Cette situation doit interpeler les plus hautes autorités de l’État afin que les chances soient partagées pour que les frustrations ne prennent pas de l’ampleur.
