Rencontré mardi soir entre le rond-point à double voies et l’axe Gassi dans le 7ᵉ arrondissement de N’Djamena, un fou raconte qu’il ne trouve plus à manger.
« Ngom, Ndjamina ke ’bassiné ngang, djé kor boula yaa, ma kaou rang sein koh baa », ce qui se traduit en français « Mon frère, N’Djamena ce dernier temps est devenu difficile. En plus, les fous sont devenus nombreux, il n’y a même pas à manger. Je vais aller ailleurs de voir.»
Comme l’a souligné le fou, la capitale est devenue ce dernier temps insupportable. Même les indices de consommation disent que N’Djamena est la ville la plus chère de la sous-région.
Pourtant, le Ministre de l’Agriculture et le premier Ministre de transition ont promis de lancer une opération de vente de céréales à moindre coût afin de juguler la cherté de vie.
Mais où en est-on avec cette décision ? Même les ménages de fonctionnaires ont à peine de quoi à manger une fois par jour. Cela est un message fort pour le gouvernement de mener une action d’urgence pour faire face à la cherté de vie à N’Djamena et dans les provinces.
Le petit Sarbo.
