La Médiature de la République suit avec préoccupation l’évolution de la situation qui prévaut dans la zone de Miski, dans la province du Tibesti, marquée par des affrontements ayant occasionné des pertes en vies humaines et fait des blessés.
Dans son communiqué N°012/MR/SG/DCT/2026, l’institution déplore ces pertes tragiques, adresse ses sincères condoléances aux familles endeuillées et souhaite un prompt rétablissement aux blessés. « Une mort de plus est une mort de trop pour le Tchad, dont le peuple aspire à vivre dans la paix et la concorde », souligne la Médiature.
La Médiature rappelle que ces événements surviennent subitement alors que le 3 octobre 2026, à Michéou, le Vice-Premier ministre, chargé de l’Administration du territoire et de la Décentralisation, M. LIMANE MAHAMAT, a rencontré les mouvements signataires des accords de paix, en présence notamment de la Ministre des Mines, du Pétrole et de la Géologie, des représentants de la Médiature de la République et des facilitateurs du processus. Les parties avaient alors réaffirmé leur volonté de poursuivre le processus engagé jusqu’à son aboutissement pour consolider la paix.
Par ailleurs, la Médiature de la République salue l’engagement des Forces de défense et de sécurité dans l’accomplissement de leurs missions, notamment la préservation de la sécurité nationale. Elle souligne l’importance de poursuivre ces missions dans le respect des lois de la République et avec le souci constant de préserver les vies humaines.
La Médiature rappelle que la paix repose sur le respect des engagements pris, la responsabilité de tous et la recherche de solutions par le dialogue. Elle exhorte les acteurs concernés à faire preuve de retenue afin de préserver les acquis du processus de paix et d’éviter de nouvelles souffrances aux populations.
« Les ressources naturelles dont regorge cette partie du pays constituent une richesse que Dieu a accordée au Tchad et doit profiter à l’ensemble de son peuple. Leur valorisation doit contribuer au développement national. Cette richesse ne saurait devenir une malédiction pour le Tchad, encore moins une source de conflits récurrents, de violences et de pertes en vies humaines », insiste le communiqué.
