L’École Normale Supérieure (ENS) de N’Djamena a abrité jeudi 15 octobre, les travaux de l’atelier de validation de la stratégie de digitalisation de l’Enseignement et de la Formation techniques et professionnels (EFTP). La cérémonie d’ouverture officielle a été présidée par la Secrétaire d’État à l’Enseignement supérieur, Dr Khadidja Adoum Attimer, en présence de représentants institutionnels et d’experts du secteur.
Léna Diop Watt, spécialiste du programme « Formation et insertion des jeunes » à l’Institut de la Francophonie pour l’éducation et la formation (IFEF), a souligné la portée stratégique de ce document. Selon elle, la validation de cette feuille de route contribuera de manière significative à l’amélioration des conditions d’apprentissage et garantira un accès plus équitable à un enseignement technique de qualité. Cette dynamique s’inscrit pleinement dans les efforts de modernisation du système éducatif pour répondre aux exigences réelles du marché du travail.
Les trois piliers de la stratégie nationale
Dans son discours d’ouverture, le Dr Khadidja Adoum Attimer a détaillé les orientations majeures de cette transformation numérique, axée sur trois piliers fondamentaux :
- Gouvernance et pilotage : Optimiser la coordination administrative et renforcer l’efficacité globale de la gestion du système d’EFTP.
- Infrastructures numériques : Déployer les équipements et technologies requis au sein des établissements de formation.
- Qualité et compétences : Adapter les programmes pédagogiques pour doter la jeunesse des compétences numériques indispensables dans un monde professionnel en mutation.
Pour la Secrétaire d’État, la transition numérique du secteur de la formation professionnelle représente un choix stratégique majeur pour le Tchad. En rehaussant le niveau de qualification des jeunes et en adaptant les cursus aux évolutions technologiques, cette initiative entend constituer un véritable moteur de croissance et de compétitivité pour l’économie nationale.
