À ambatta dans le 7e arrondissement, une mère de 4 enfants a refusé de prendre 1000 Frs comme ration alimentaire que son mari lui a remis. Selon les informations reçues de la femme même, son mari est un gérant à l’auberge, il ne passe qu’une seule fois la nuit dans la semaine à la maison.
C’est ainsi qu’en date du vendredi 21 septembre, où monsieur est rentré, il lui a remis un 1000 FCFA pour la cuisine et elle a refusé. D’après elle, son mari a pris un sac de Maïs décortiqué pour eux et chaque semaine, il lui donnait 2000 Frs pour la ration, tout en sachant qu’il y’a pas d’huile ni ingrédients en réserve.
Habituellement, explique-t-elle, elle prenait et complétait avec son argent, mais ce dernier temps elle précise qu’elle ne fait plus de commerce.
Selon son mari, il ne gagne que 40000 Frs le mois et cette somme lui permet de payer le loyer de 15000Frs et autres besoins pour la famille. Donc il est difficile pour lui de pouvoir prendre complètement en charge la famille.
«Avant quand notre auberge marchait bien, il y avait des clients qui me donnaient les 1000 Frs et les 2000 Frs comme pourboire pour les prestations des services que je faisais. Mais ce dernier temps je ne trouve rien à part mon salaire. C’est difficile aussi avec moi mais madame ne me comprend pas. Que dois-je faire ? , » se lamente-t-il.
«La cherté de vie à N’Djamena est devenue un casse-tête, ou même certaines familles bien assises ont du mal à joindre les deux bouts. Quel serait le sort de nous autres, ? » se plaint un citoyen.
Le Petit Sarbo
