Au terme de trois jours de travaux consacrés à la préparation du Programme Intégré de Renforcement de la Résilience des Systèmes Alimentaires et de l’Emploi des Jeunes au Sahel (PIRSA/EJ Sahel), le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, Hassan Bakhit Djamous, a animé un point de presse ce mardi 21 octobre à N’Djamena.
Le Tchad a accueilli du 19 au 21 octobre les délégations du Mali et de la Mauritanie, ainsi que des représentants de la Banque africaine de développement (BAD), du Programme alimentaire mondial (PAM) et de l’Agence panafricaine de la Grande Muraille Verte (APGMV).
Le ministre a remercié les participants pour leur engagement en faveur de la résilience et du développement durable au Sahel, une région confrontée à des défis urgents : changement climatique, dégradation des terres, insécurité alimentaire, pauvreté et chômage des jeunes.
Il a souligné que l’agriculture, l’élevage, l’apiculture, la pêche et l’agro-entrepreneuriat offrent d’importantes opportunités de création de richesses et d’emplois, notamment pour les jeunes et les femmes.
Le PIRSA/EJ Sahel ambitionne de renforcer la résilience des systèmes alimentaires, d’accroître la productivité agro-sylvo-pastorale et halieutique, de développer des chaînes de valeur résilientes, de promouvoir l’entrepreneuriat et de renforcer la gestion durable des espaces pastoraux transfrontaliers.
Selon le ministre, les orientations stratégiques et les recommandations formulées au cours de l’atelier constitueront le socle des travaux à poursuivre dans chaque pays, pour concevoir des projets adaptés aux réalités nationales tout en apportant des réponses concertées aux défis communs.
Parmi les recommandations clés, les participants ont insisté pour que le programme soit un véritable catalyseur pour l’employabilité des jeunes et des femmes, la lutte contre la pauvreté rurale et la promotion de l’entrepreneuriat féminin. « Les jeunes et les femmes doivent être au cœur de ce programme, non pas comme simples bénéficiaires, mais comme véritables acteurs du changement », a relevé le ministre.
Les experts ont également appelé à positionner les chaînes de valeur des pays bénéficiaires pour leur accès au marché de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).
Enfin, ils ont plaidé pour la mobilisation de ressources financières conséquentes. À cet effet, Hassan Bakhit Djamous exhorte les pays bénéficiaires à poursuivre leur engagement, et invite les partenaires techniques, financiers et le secteur privé à se mobiliser.
« L’urgence est réelle : nous devons passer rapidement de la préparation à l’action », a-t-il insisté, rappelant l’échéance du 15 novembre 2026 fixée dans le cadre du second appel à projets du Fonds africain de développement au titre du FAD-17.
Pour le Tchad, a-t-il conclu, la restauration des terres, la protection de l’environnement, la sécurité alimentaire et l’emploi des jeunes demeurent des priorités nationales, en cohérence avec la vision du Président de la République, le Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.
