16 octobre 2026
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La section provinciale du Syndicat des Fonctionnaires de l’Éducation Nationale (SYFOCT) a lancé un appel pressant au Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale, Dr Mahamat Ahmad Alhabo, pour débloquer la situation des enseignants en attente de régularisation de leurs autorisations d’études.

Réunis en coordination sectorielle, les militants du SYFOCT ont dénoncé « l’accumulation anormale » des dossiers validés par la Commission Administrative Paritaire (CAP) mais restés bloqués à la Direction des Ressources Humaines. Ces demandes, déposées avant le moratoire, concernent des enseignants qui respectaient les procédures légales.

Le syndicat fustige une lenteur administrative « teintée de clientélisme et de népotisme », alors que d’autres agents obtiennent des autorisations pour la période 2025-2027 sans procès-verbal de la CAP.

Le SYFOCT reconnaît les inquiétudes du ministère face au risque de voir les écoles primaires se vider de leurs enseignants, dans un contexte marqué par l’absence de recrutement depuis 2022 et plus de 2 000 départs enregistrés (retraites, décès, transferts).
Cependant, le syndicat estime que « le droit à la formation est consacré par les textes » et que les enseignants sauront s’adapter à une phase de transition.

Pour sortir de la crise, le SYFOCT avance deux mesures :Régularisation immédiate des dossiers validés avant moratoire.Maintien temporaire des bénéficiaires à leurs postes dans le primaire, jusqu’au recrutement d’un nombre proportionnel de nouveaux enseignants.

Dans son communiqué daté du 6 août 2026, signé par le coordinateur adjoint Djimtem Tigalbaye, le syndicat interpelle directement le Ministre d’État, Ministre de l’Éducation nationale, du Bilinguisme et de la Promotion civique, pour « un dénouement rapide » de cette situation.