Lorsqu’une personne meurt des suites de vomissements ou de diarrhées liés au choléra, inhumer rapidement le corps et dans le respect des règles d’hygiène constitue un geste essentiel pour éviter la propagation de la maladie. En effet, les fluides corporels d’un défunt peuvent contenir la bactérie responsable du choléra, ce qui représente un risque élevé pour ceux qui manipulent le corps ou participent aux cérémonies funéraires.
Les protocoles recommandés préconisent que l’enterrement ait lieu le plus tôt possible, idéalement dans les 24 heures suivant le décès.
Le corps doit être préparé par un personnel formé, équipé de gants, de masques et de protections appropriées.
Il doit être nettoyé et désinfecté, puis enveloppé dans un sac ou linceul désinfecté avant d’être transporté.
Les vêtements et la literie du défunt doivent aussi être désinfectés ou lavés avec de l’eau savonneuse, à l’écart des sources d’eau destinées à la consommation.
Même si ces mesures peuvent paraître contraignantes ou différentes des pratiques funéraires habituelles, elles ne visent pas à effacer les rites, mais à protéger les familles, les proches et toute la communauté.
Respecter ces consignes, c’est préserver la vie surtout dans les zones où l’accès à l’eau potable et à l’assainissement reste limité. 
Comme l’a confié un père de famille dans un village du Lac il ignorait l’importance d’un enterrement rapide après un décès lié à des diarrhées graves ou au choléra est risqué, mais après sensibilisation, il a compris les risques, non seulement pour sa famille, mais pour toute la localité . Il appelle aujourd’hui à ce que ces messages soient traduits et diffusés dans les langues locales, afin que chacun puisse comprendre et agir rapidement.
Respecter les règles d’inhumation hygiénique n’est donc pas un détail :
c’est un geste de solidarité. C’est un moyen concret de protéger la population, éviter de nouveaux cas et limiter l’impact du choléra dans nos communautés.
Nekarmbaye Roseline / Hamama Média
