16 octobre 2026
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Au Tchad, le choléra continue de se propager dans plusieurs localités, et un risque reste encore mal compris par une partie de la population, le contact direct avec les corps de personnes contaminées, y compris après leur décès. Par tradition, certaines familles continuent de toucher ou laver les corps sans protection, malgré les avertissements répétés des agents de santé. Ce geste, profondément ancré dans les rites funéraires, peut pourtant déclencher une chaîne de contamination difficile à contrôler.

« Je ne savais pas qu’une personne morte du choléra pouvait encore contaminer », confie Neloumbeye Adeline, une mère vivant à Mossoro. Comme beaucoup, elle ignorait que les microbes du choléra restent présents sur le corps, les vêtements et même dans l’environnement immédiat.

Dans la province du Lac, Mahamat Saleh Moussa estime que les messages de prévention doivent être plus adaptés aux réalités locales

« La sensibilisation doit être plus fréquente et mieux expliquée pour que chacun comprenne les dangers liés au contact avec un corps contaminé. »

Ce qu’il faut absolument retenir :
● Ne jamais toucher, laver ni manipuler le corps d’une personne morte du choléra.
● Ne jamais approcher un malade suspect sans protection.
● Amener immédiatement les personnes malades dans un centre de santé pour une prise en charge rapide.
● Désinfecter la maison et les objets touchés lorsqu’un cas est confirmé, afin d’éviter une contamination de toute la famille.
● Appeler les agents sanitaires en cas de décès suspect pour une prise en charge sécurisée et respectueuse.

Les autorités sanitaires rappellent que le choléra se transmet très facilement par les mains, l’eau ou les surfaces contaminées. Une seule erreur peut exposer tout un foyer, voire toute une communauté.

Dans un contexte où plusieurs provinces sont touchées, la vigilance reste la meilleure protection. Protéger les vivants passe aussi par la manière de gérer les morts.

Nekarmbaye Roseline / Hamama Média