16 octobre 2026
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Au Tchad, le nombre d’associations a explosé ces dernières années, signe d’une société civile de plus en plus active. Ces organisations, qu’elles soient culturelles, sociales ou environnementales, jouent un rôle crucial dans le développement du pays. Elles créent du lien entre les communautés et interviennent dans des domaines essentiels comme l’éducation, la santé, la défense des droits humains et la protection de l’environnement.

Les associations ont permis des avancées notables, accès à l’eau potable, sensibilisation écologique, soutien aux populations vulnérables et bien d’autres. Leur contribution est indéniable. Elles incarnent l’engagement des citoyens pour un Tchad plus solidaire et prospère.

Cependant, cette multiplication rapide d’associations n’est pas sans risques. Certaines, créées par de jeunes entrepreneurs, voient dans ces structures un moyen d’accéder facilement à des financements, souvent au détriment des objectifs annoncés.

Le détournement de fonds, l’opportunisme et le manque de transparence fragilisent l’impact réel des associations sur le terrain. Pour que les associations restent un levier efficace du développement, plusieurs mesures doivent être prises à savoir le renforcement du cadre légal, des lois plus strictes pour assurer la transparence financière et le respect des engagements, enfin la mise en place de contrôles indépendants surveiller l’utilisation des fonds et sanctionner les abus.

Les associations sont des moteurs du changement au Tchad, mais leur crédibilité repose sur la transparence et l’engagement sincère. En encadrant mieux leur fonctionnement, le pays pourra tirer pleinement profit de cette dynamique et bâtir une société civile forte, au service du bien commun.

Nekarmbaye Roseline/ Hamama Média