16 octobre 2026
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Nicolas Sarkozy est officiellement restreint dans ses déplacements. L’ancien président de la République s’est vu poser un bracelet électronique ce vendredi, en début d’après-midi.

Un agent de surveillance électronique de l’administration pénitentiaire est venu à son domicile pour installer l’équipement à sa cheville, et paramétrer le dispositif.

Désormais, l’intéressé n’a l’autorisation de s’absenter de son domicile qu’entre 8h et 20h. Il a un peu plus de marge les lundis, mercredis et jeudis (jusqu’à 21h30), jours où il comparaît, depuis le 6 janvier, à son procès pour soupçons de financement libyen de sa campagne présidentielle de 2007. « La procédure suit son cours, je n’ai aucun commentaire à faire », a réagi auprès de l’AFP Me Jacqueline Laffont, l’avocate de Nicolas Sarkozy. L’entourage de ce dernier n’a pas souhaité réagir davantage.

Pour rappel, cette mesure inédite pour un ancien chef d’État français intervient dans le cadre de l’affaire dite des écoutes. La Cour de cassation a rejeté, le 18 décembre 2024, le pourvoi de l’ex-dirigeant et confirmé l’arrêt de la Cour d’appel.

Depuis ce jour, Nicolas Sarkozy est définitivement condamné à trois ans d’emprisonnement, dont deux ans avec sursis pour corruption de magistrat et trafic d’influence par une personne dépositaire de l’autorité publique. Par décision du 28 janvier 2025, le juge d’application des peines (JAP) de Paris avait fixé à ce 7 février 2025 le début d’exécution de cette peine sous bracelet électronique.

AFP et le service police/justice de TF1/LCI