16 mai 2026
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Aujourd’hui, Internet n’est plus un luxe. Il est devenu un outil indispensable pour travailler, apprendre, s’informer et rester en contact avec les autres. Pourtant, au Tchad, les coupures d’Internet sont fréquentes, parfois pendant plusieurs heures, jours, voire semaines. Ces interruptions ont de lourdes conséquences sur la vie économique et sociale du pays.

Avec la numérisation du monde, de nombreux métiers dépendent désormais d’Internet : vendeurs en ligne, commerçants, livreurs, freelance… Tous utilisent les réseaux sociaux et les plateformes numériques pour proposer leurs services. Lorsqu’il y a une coupure, leurs activités s’arrêtent.

« Quand Internet est coupé, je ne peux plus faire de transfert d’argent, ni recevoir les commandes de mes clients sur WhatsApp », témoigne Halime, vendeuse à N’Djamena.

Chaque jour sans connexion, ce sont des pertes importantes des millions de francs CFA s’envolent. D’après certaines estimations, le Tchad aurait perdu plus de 20 millions de dollars lors d’une seule coupure prolongée en 2020.

Les banques, les agences de transfert d’argent et les entreprises qui utilisent des services numériques sont également bloquées. Cela ralentit l’économie dans son ensemble.

Par ailleurs, ces coupures régulières donnent une image négative du pays à l’international. Les investisseurs hésitent à venir s’installer dans un environnement instable, ce qui freine encore plus le développement.

Au-delà de l’économie, les coupures d’Internet affectent fortement le quotidien des citoyens. Elles coupent les familles de leurs proches, notamment ceux vivant à l’étranger. Les applications comme WhatsApp, Messenger ou Facebook deviennent inutilisables.

Dans le domaine de l’éducation, les élèves et les étudiants qui comptent sur Internet pour suivre des cours ou faire des recherches se retrouvent bloqués. Cela accentue les inégalités et compromet leur réussite.

Enfin, les réseaux sociaux jouent un rôle important dans la liberté d’expression. Ils permettent aux citoyens de partager leurs idées, de dénoncer des injustices ou de s’informer librement. Quand l’accès à ces plateformes est coupé, c’est la voix du peuple qui est réduite au silence.

Couper Internet, même temporairement, c’est ralentir tout un pays. Dans un monde où tout va vite, où tout est connecté, le Tchad ne peut pas se permettre d’être en retard. Pour avancer, il faut un Internet libre, stable et accessible à tous.

Nekarmbaye Roseline/ Hamama Média