Le ministère de la Santé et de la Prévention a publié, le 19 mai, une circulaire appelant à renforcer la surveillance et l’hygiène pour prévenir l’introduction de l’hantavirus au Tchad.
Cette alerte fait suite à un foyer détecté le 2 mai sur un navire néerlandais transportant 147 passagers. Le bilan provisoire fait état de 11 cas suspects (dont 9 confirmés), 3 décès et 161 contacts recensés.
Le virus Andes, transmis par les déjections de rongeurs infectés, peut provoquer un syndrome pulmonaire grave. Les symptômes apparaissent entre une et huit semaines après l’exposition : fièvre élevée, douleurs musculaires, céphalées, troubles digestifs et difficultés respiratoires sévères. Le taux de létalité varie généralement entre 35 % et 50 %.
À ce jour, aucun cas n’a été signalé au Tchad. Mais les autorités sanitaires insistent sur la vigilance, en raison des conditions écologiques et de la mobilité des populations. Elles demandent aux responsables de santé de renforcer le contrôle aux frontières, de sensibiliser le personnel médical et de signaler immédiatement tout cas suspect.
La population est invitée à éviter tout contact avec les rongeurs, à améliorer l’hygiène domestique, à sécuriser la conservation des aliments et à boucher les ouvertures des habitations.

