Avec la recrudescence des cas de diarrhées et de maladies hydriques dans plusieurs provinces du Tchad, les spécialistes rappellent une vérité essentielle : la lutte contre le choléra commence aussi dans l’assiette.
Une bonne cuisson des aliments reste l’un des moyens les plus efficaces pour détruire les microbes responsables de cette maladie souvent liée à la consommation d’aliments ou d’eau contaminés.
Dans les zones où l’accès à l’eau potable est irrégulier, les risques de contamination sont encore plus élevés. C’est pourquoi les autorités sanitaires recommandent une cuisson complète et prolongée, notamment pour les viandes, les poissons et les produits vendus dans la rue.
À Abéche certains commerçants l’ont bien compris.
« Je prends désormais plus de temps pour préparer mes brochettes. La chaleur tue les microbes et protège mes clients », affirme une restauratrice du marché d’Abeche .
Un geste simple, mais essentiel, selon Fatime Ali , chef de cuisine, qui encourage les autres vendeurs à adopter les mêmes pratiques.
Par ailleurs, la population doit rester vigilante face aux aliments laissés à l’air libre, exposés à la poussière et aux mouches. Ces dernières transportent facilement des bactéries dangereuses, capables de contaminer un repas en quelques secondes. Consommer des aliments non protégés ou insuffisamment cuits augmente considérablement le risque de choléra et d’autres infections intestinales.
Les agents de santé insistent également sur l’importance de réchauffer les restes avant de les consommer, d’utiliser de l’eau propre pour laver les légumes et de couvrir systématiquement les repas pour éviter les contaminations.
Protéger sa santé, c’est aussi faire les bons choix alimentaires
Nekarmbaye Roseline / Hamama Média

