La situation des patients à la maternité de l’hôpital du district de Toukra dans le 9e arrondissement inquiète plus d’un. Dans la salle d’accouchement, excepté le lit, il n’y a plus rien : pas d’électricité ni eau de javel, etc. Les sages-femmes travaillent d’arrache-pied dans des conditions d’une précarité extrême pour faire accoucher les femmes qui y viennent.
Sous l’anonymat, une sage-femme confie : «Nous enregistrons plus d’accouchements la nuit qu’en journée. Nous sommes obligées d’utiliser la lumière de nos téléphones pour travailler,» et ajoute que «la petite lumière que vous voyez, c’est alimenté par un panneau solaire. La capacité est très faible, même une luciole éclaire mieux.»
À la question de savoir pourquoi ne pas utiliser le générateur, l’une d’elle indique que «le groupe ne fonctionne qu’en journée, il s’arrête autour de 15 h.»
Par ailleurs, il est fréquent que l’eau de javel y manque, même à la pharmacie interne on y trouve pas.
Dans la même salle d’accouchement, le lavabo devant servir à laver les mains et autres fonctionne à peine. Le tuyau principal est perforé et laisse échapper de l’eau dont il faut évacuer à l’aide de serpillière ou raclette. Pour limiter les dégâts, les sages-femmes ont colmaté la brèche avec un sachet plastique.
Les autorités compétentes sont interpellées à cet effet.

