Face à la dégradation de la situation sanitaire à N’Djamena liée à la dengue, le Comité directeur national de la Coalition des Associations de la Société Civile pour le Développement et la Défense des Droits de l’Homme (CASCIDHO) a, dans un communiqué de presse publié ce lundi 2 novembre 2026, appelé le Gouvernement à prendre des mesures urgentes pour faire face à la propagation de cette maladie ainsi que d’autres pathologies.
S’appuyant sur une enquête menée sur le terrain, la CASCIDHO affirme que l’épidémie entraîne quotidiennement des pertes en vies humaines. L’organisation déplore également la saturation des structures sanitaires, où certains patients seraient pris en charge à même le sol ou dans les couloirs, en raison du manque de lits et d’infrastructures adaptées.
La coalition pointe par ailleurs l’insuffisance des moyens de dépistage dans les dispensaires et dans la majorité des centres de santé de proximité. Selon elle, le manque d’équipements et de kits de dépistage rapide complique le diagnostic et retarde la prise en charge des malades.
Pour faire face à cette situation, la CASCIDHO formule plusieurs recommandations à l’endroit du Gouvernement, notamment le déploiement immédiat de kits de dépistage dans les structures sanitaires, le déblocage de fonds d’urgence pour l’installation de centres temporaires de prise en charge ainsi que la gratuité effective des soins d’urgence liés à l’épidémie.
L’organisation préconise également l’ouverture d’une enquête épidémiologique afin d’identifier les causes du taux de mortalité qu’elle juge anormalement élevé. Elle demande en outre le lancement d’une campagne de démoustication aérienne et la déclaration de l’urgence sanitaire afin de mobiliser les partenaires techniques et financiers.
Enfin, la CASCIDHO appelle la population à respecter les mesures de prévention, à garder son calme et à ne pas céder à la panique.
Nodjire Djimadji / Hamama Media.

