La plateforme du Dialogue Inter-religion et de la Paix Communautaire (PDIPC), dans un communiqué de presse, exprime sa désolation et son indignation face à la recrudescence de la violence «barbare» qui se perpétue contre les paisibles paysans au sud du Tchad et sous le nez et les yeux complices de ceux qui sont supposés protéger la population.
Cette attitude des forces de défense et de sécurité, selon le communiqué de son Coordonnateur Bishop Amane Mamate, laisse croire qu’il y une intention délibérée de maintenir un climat de terreur pour pousser les autochtones à quitter leurs propriétés.
La plateforme NEKAMANDO regroupant en son sein les Chrétiens et Musulmans aussi bien que des aumôniers juges de paix, condamne avec la dernière énergie cette politique de terre brulée, savamment orchestré pour satisfaire les exigences du Maitre tapis à l’ombre.
«Aujourd’hui, c’est une dizaine des villages qui sont touchés, des chefs, des pasteurs et des paisibles citoyens tués. Incapables de justifier cette barbarie, les dirigeants essayent de porter le chapeau aux soit disant « Codos » ou des bandits armés. Tout ce qui se passe actuellement dans le sud du pays vise à installer un conflit religieux afin de couvrir les plans machiavéliques de ceux qui se plaisent à verser le sang des africains depuis des générations, » déplore le Coordonnateur Bishop Amane Mamate.
Le communiqué rappelle que les prétendus points de surveillance et de contrôle de frontière en construction par l’armée française semblent bien couvrir les manœuvres «impérialistes» de la France entretenues depuis avec la complicité des traitres de la nation.
C’est dans ce contexte que Nekemando demande le départ immédiat de toutes les bases françaises sur l’ensemble du territoire tchadien, car selon la plateforme, le Tchad ne doit pas être une base retranchée d’une armée d’occupation qui ne fait que tuer, semer de désordre et piller les ressources du pays sans l’accord du peuple.

