Le chef de l’opposition démocratique du Tchad, Pahimi Padacké Albert, s’est vivement inquiété de la dégradation de la situation sanitaire dans le pays, marquée par une augmentation du nombre de décès signalés ces dernières semaines, notamment à N’Djamena.
Dans une déclaration rendue publique, l’opposant évoque des hôpitaux surchargés où certains patients seraient contraints de recevoir des soins à même le sol, y compris dans les cours des établissements. Il dénonce également les difficultés auxquelles font face les structures sanitaires, soulignant que des malades seraient parfois orientés vers Garoua, au Cameroun, pour réaliser des examens médicaux courants en raison du manque de réactifs au Tchad.
Face aux rumeurs attribuant cette hausse de la mortalité à la dengue, Pahimi Padacké Albert s’interroge sur la capacité des autorités à identifier avec précision les causes réelles des décès dans un contexte marqué par l’insuffisance des moyens de diagnostic. Selon lui, il est impossible d’apporter des réponses fiables sans renforcer les capacités du système de santé.
Estimant que la situation concerne directement des vies humaines et de nombreuses familles endeuillées, le chef de l’opposition appelle les autorités à agir rapidement et à communiquer davantage sur l’évolution de la crise sanitaire. Il s’interroge également sur les moyens dont dispose le ministère de la Santé pour faire face à cette situation et sur la capacité du gouvernement à répondre efficacement aux attentes des populations.
« Face à une situation aussi grave, le silence et l’inaction ne sauraient tenir lieu de politique sanitaire », affirme-t-il, avant de mettre en garde contre les conséquences d’une absence de réaction des pouvoirs publics.

