Le Bureau exécutif provisoire du parti Mouvement pour l’Unité et le Renouveau (MUR) a dans un communiqué annoncé l’exclusion définitive de cinq de ses cadres, accusés de « violations graves du règlement intérieur et de la ligne politique ».
Les exclus sont Djimet Abderahim Mahamat, Moussa Mahamt Abdoulay, Haroun Saleh, Youssouf Mahamat Idriss et Alhadj Djibrine Walaia. Selon le communiqué, leurs actes – démissions, prises de position conditionnées à l’obtention de postes, abandon du soutien politique et comportements jugés contraires à l’unité – ont motivé cette sanction.
Le parti rappelle que l’attribution des responsabilités repose sur « l’engagement, la discipline et le mérite », et avertit que toute prise de parole au nom du MUR sans mandat officiel expose à des poursuites judiciaires.
Cette décision intervient alors que plusieurs militants dénoncent la gestion jugée autocratique du président national, Saleh Bourma, accusé de diriger sans Bureau Exécutif depuis plus de cinq ans et de bloquer la tenue d’un congrès. Les contestataires estiment que cette situation a affaibli le parti, provoquant des résultats électoraux décevants et une vague de démissions dans les structures provinciales.
En réaction, ils exigent la démission de Bourma, annoncent la création d’un Comité Provisoire de Salut et appellent les militants à participer à une refondation du MUR pour « restaurer la démocratie interne et l’unité ».

