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Tchad : le GCAP dénonce la dissolution des associations et déplore une dérive autoritaire

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Le Groupe de Concertation des Acteurs Politiques (GCAP) a tenu un point de presse ce lundi au siège du parti Les Patriotes, dans le quartier Bololo (4e arrondissement), pour dénoncer la récente décision du gouvernement de dissoudre plusieurs organisations de la société civile.

Par deux arrêtés datés du 26 juin 2025, le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation a interdit les activités du mouvement WAKIT TAMA, du Mouvement Citoyen le Temps, de l’Association des Jeunes pour l’Animation et le Développement Rural (AJADR) et de la Coordination Nationale des Jeunes pour la Paix et le Développement au Tchad (CONAJEPDT).

Le GCAP s’insurge contre ce qu’il considère comme un abus de pouvoir et une attaque directe contre les libertés fondamentales et la participation citoyenne.
Selon l’un des porte-paroles de WAKIT TAMA, Badono Daigou, le gouvernement aurait fait une mauvaise lecture de l’article 35 de l’ordonnance 023/PR/2018, qui encadre la dissolution des associations.

« Aucune preuve n’a été apportée pour démontrer que ces organisations représentaient une menace à l’ordre public ou s’éloignaient de leurs objectifs initiaux », a-t-il affirmé.

Pour le GCAP, ces mesures visent avant tout à réduire au silence les voix qui dénoncent l’injustice, la mauvaise gouvernance, la corruption et les atteintes aux droits de l’homme. Le collectif accuse le gouvernement de vouloir étouffer toute forme de critique à travers une répression injustifiée.

« Réclamer la justice, les droits humains ou une gouvernance responsable ne peut pas être considéré comme un crime », déclare le collectif.

Badono Daigou déplore également le recul des libertés publiques et la rupture du dialogue entre les autorités et la société civile. Il appelle le gouvernement à revoir sa position, à respecter les principes de l’État de droit et à promouvoir un climat apaisé.

En conclusion, le GCAP lance un appel à la communauté internationale, aux citoyens et aux médias pour qu’ils restent vigilants face à cette situation qu’il qualifie de « dérive autoritaire ». Il exhorte chacun à soutenir les efforts des organisations engagées pour une démocratie réelle, participative et inclusive au Tchad.

Nekarmbaye Roseline/ Hamama Média

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