La Société Tchadienne de Droit Constitutionnel (STDC) a organisé ce vendredi 26 janvier 2024, une conférence-débat à la bibliothèque universitaire du Campus d’Ardep Djoumal sur le « les Regards sur l’horizon constitutionnel et institutionnel du Tchad. »
Cette conférence a eu la présence des étudiants de la faculté des sciences juridiques et politiques de l’université de N’djaména. Les intervenants sont notamment le professeur Ahmat Mahamat Hassan, Dr Ngako Haroun, Oumar Djiminar, Dr Ndjimbaye Nangmbatnan Arnaud et Dr Allah-Ramadji Nambaye, tous membres et responsables de ladite organisation.
À l’issue de cette conférence, les intervenants ont tour à tour évoqué la question du changement anticonstitutionnel en Afrique et au Tchad en particulier.
Ils ont évoqué la délicate cohabitation entre le président Mahamat Idriss Deby Itno et le premier ministre Dr Succès Masra. De ces analyses, les questions liées à la candidature du président de la République suite à sa désignation par le MPS à l’élection présidentielle de 2024 ont été évoquées.
Pour le professeur Ahmat Mahamat Hassan, cette désignation tant a pérennisé une succession dynastique qui est un recul démocratique pour le Tchad.
À la fin de cette conférence, un communiqué du STDC a été lu par son président Dr Ndjimbaye Nangmbatnan Arnaud en saluant la formation du gouvernement d’Union Nationale de transition de la 5e république, en attirant l’attention qu’en cas de dérapage.
Il affirme qu’au Tchad, l’alternance ne doit pas être le cautionnement simple des tchadiens.
Selon le communiqué, le président de transition ne préside pas un parti politique, ni le parti MPS et doit être au-dessus des luttes partisanes et ne doit accepter l’offre de candidature à l’élection présidentielle.
Elle entend interagir pour alerter la communauté internationale face à ce qui se cache derrière cette deuxième phase de la transition.

