Le Congrès du Tchad a officiellement approuvé, ce vendredi 3 octobre 2025, la modification de la Constitution. Adoptée à une large majorité, cette révision suscite toutefois de vives préoccupations au sein de l’opposition et de la société civile.
La nouvelle version de la Loi fondamentale, qui s’inscrit dans le cadre de la Ve République, introduit plusieurs changements majeurs. Le mandat présidentiel passe désormais à sept ans, tandis que la limitation du nombre de mandats est supprimée, ouvrant la possibilité pour le président sortant de se représenter sans restriction.
Autre innovation notable : le chef de l’État pourra désormais exercer des fonctions au sein d’un parti politique, une disposition qui, selon certains observateurs, renforce son contrôle sur l’appareil d’État.
Les parlementaires de l’opposition ont quitté la salle avant le vote, dénonçant une manœuvre politique visant à verrouiller le système institutionnel et à affaiblir la démocratie.
Plusieurs acteurs politiques et organisations de la société civile ont, eux aussi, fait part de leurs inquiétudes, estimant que cette réforme ouvre la voie à une concentration du pouvoir et compromet les équilibres démocratiques acquis ces dernières années.
Résultat :
➡️ Pour : 236
➡️ Contre : 0
➡️ Abstention : 3

