Le président des Comores, Azali Assoumani, a confirmé son intention de transmettre le pouvoir à son fils, Nour El Fath, lorsqu’il quittera ses fonctions en 2029. Cette annonce, faite lors d’un discours sur l’île de Mohéli, a suscité des réactions vives, notamment de la part de l’opposition, qui y voit une officialisation d’une dynastie politique tant redoutée.
Assoumani, qui a été réélu il y a un an, a déjà commencé à préparer son fils pour ce rôle en lui confiant des responsabilités au sein du gouvernement. Nour El Fath a été chargé de la coordination des affaires gouvernementales et a reçu des pouvoirs étendus sur le cabinet. Toutefois, il a précédemment affirmé que les Comores n’étaient pas une monarchie.
Le parti au pouvoir a récemment remporté les élections législatives, bien que ces résultats aient été contestés par des partis d’opposition qui ont boycotté le scrutin ou rejeté les résultats en raison d’allégations de fraude.
Abdallah Mohamed Daoudou, porte-parole de la coalition de l’opposition, a déclaré que le peuple comorien et les hommes politiques ne toléreraient pas l’établissement d’un pouvoir dynastique. Il a également souligné que cette annonce ne fait qu’officialiser des craintes déjà présentes dans le pays.
Il est important de noter que les réformes constitutionnelles de 2018 ont modifié la rotation de la présidence entre les trois principales îles des Comores, allongeant la durée entre chaque rotation de cinq à dix ans. Ainsi, si Nour El Fath devait succéder à son père à la fin de son mandat en 2029, cela nécessiterait une nouvelle modification de la constitution.

