A quelques jours du début de la campagne présidentielle, le Mouvement Patriotique du Salut (MPS) est confronté à une crise majeure au sein de sa province du Mandoul. Cette crise, résultant de l’imposition controversée de Mog-Nan Djimounta à la tête du Conseil Provincial, risque de fragiliser sérieusement le parti et de ternir les chances de son candidat, Mahamat Idriss Déby Itno.
La décision d’imposer Mog-Nan Djimounta en tant que Secrétaire Général Provincial du MPS du Mandoul a suscité une frustration généralisée parmi les membres et les partisans du parti.
Cette frustration découle non seulement du processus opaque par lequel Djimounta a été installé, mais aussi de son bilan désastreux truffé d’abus de pouvoir.
En 2019 déjà, l’imposition de Mog-Nan Djimounta avait entraîné des vagues de manifestations et de déchirements au sein du MPS, provoquant même des départs massifs de militants.
Cette répétition d’une décision aussi contestée souligne l’insensibilité de la direction du parti aux préoccupations légitimes de sa base. Pendant ce temps, le véritable leader rassembleur et participatif, Djinaibaye Miangarko, reste injustement marginalisé.
Djinaibaye Miangarko, selon des centaines de militants qui ont écrit une pétition pour son retour à la tête du parti dans cette grande province du Mandoul, incarne les valeurs et le leadership nécessaires pour unir le parti dans la province du Mandoul et mobiliser efficacement les électeurs en faveur du candidat du MPS à la présidentielle si réellement le parti veut remporter des voies dans cette partie très importante du pays en électorat.
La crise actuelle compromet gravement les chances du MPS dans la province du Mandoul.
Les dissensions internes affaiblissent la cohésion du parti et sapent sa crédibilité auprès des électeurs. Si cette crise n’est pas résolue de manière urgente et appropriée, elle risque de se répercuter sur la campagne présidentielle et de compromettre les aspirations du MPS.
Il est temps pour la direction du MPS de reconnaître les préoccupations légitimes de sa base et de rétablir la confiance en prenant des mesures concrètes pour résoudre la crise dans la province du Mandoul. Le maintien de Mog-Nan Djimounta à son poste ne fera qu’aggraver la situation et compromettre les perspectives du parti à l’élection présidentielle. « La stabilité et l’unité du MPS dans la province du Mandoul sont essentielles pour assurer le succès de la campagne présidentielle et pour permettre au parti de jouer pleinement son rôle dans la consolidation de la démocratie au Tchad », estiment les signataires de la pétition.
Alasra Florent

