Dans un message audio diffusé le 23 janvier, l’ex-dictateur gambien en exil, Yahya Jammeh, a exprimé son intention de reprendre la direction de son parti, l’Alliance pour la réorientation et la construction patriotiques (APCR), et de « revenir » sur la scène politique.
Jammeh a dirigé la Gambie d’une main de fer de 1994 à 2017, avant de quitter le pays sous la pression des États ouest-africains suite à sa défaite électorale contre Adama Barrow, qui a été réélu à la fin de 2021. Actuellement en exil en Guinée équatoriale, Jammeh continue d’exercer une influence sur la vie politique gambienne.
Dans son message destiné à ses partisans, il a déclaré : « J’ai décidé aujourd’hui de reprendre la tête de mon parti et de ne plus la confier à personne. Que cela plaise ou pas, par la grâce d’Allah, je reviens. » Cependant, il n’a pas précisé s’il envisageait un retour physique en Gambie ou s’il comptait simplement jouer un rôle actif depuis l’étranger.
En 2022, le gouvernement gambien a accepté les recommandations d’une commission d’enquête sur les atrocités de son mandat, s’engageant à poursuivre 70 personnes, dont lui-même.
Jammeh a également menacé ceux qui pourraient tenter de le traduire en justice, affirmant : « Que ceux qui menacent de me mettre en prison attendent que j’arrive. Le jour où il faudra rendre des comptes approche, et ce jour-là on réglera les comptes. »

