La situation autour de l’ancien Premier ministre et Président du Président Les Transformateurs Succès Masra suscite des inquiétudes tant sur le plan national qu’international. La décision de la chambre d’accusation de N’Djamena de renvoyer Masra devant la chambre criminelle a été critiquée par son avocat, Me Saïd Larifou, qui dénonce une procédure qu’il qualifie d’arbitraire et politisée.
Dans son communiqué, Me Larifou souligne l’absence de preuves solides dans le dossier d’accusation, insinuant que cette démarche pourrait être une « manœuvre » du pouvoir en place pour « éliminer » un opposant jugé menaçant. Il appelle ainsi à une mobilisation internationale pour dénoncer ce qu’il considère comme une atteinte aux droits humains et à l’indépendance de la justice au Tchad.
L’avocat évoque également les implications plus larges de cette affaire, soulignant que la fragilisation de l’institution judiciaire affecte non seulement son client, mais aussi le droit fondamental des citoyens à un procès équitable. Il insiste sur le fait que le peuple tchadien mérite un système judiciaire impartial, exempt de peur et d’injustice.
Cette situation s’inscrit dans un climat politique déjà tendu au Tchad, où les accusations de manque d’indépendance de la justice sont fréquentes, notamment dans les affaires touchant des figures de l’opposition.

