Dans une déclaration faite ce dimanche 29 juin 2025, le Collectif d’Associations et Groupements pour la Défense des Victimes de l’Extension du Parc Zah-Soo, regroupant des ressortissants des Départements de Mayo-Binder, Mayo-Dallah, Lac-Léré et El-Ouya dans la Province du Mayo-Kebbi Ouest exigent l’annulation de la convention locale relative au Parc Zah-Soo.
Le Collectif dénonce une « mauvaise gestion » du parc, entraînant des conséquences graves pour les communautés locales. Ils évoquent des dommages causés par la faune : Les éléphants causent des destructions de cultures, aggravant la crise alimentaire.
Le Secrétaire Exécutif du Collectif, Me Tizi Joël évoque des menaces et expropriations : « les populations font face à des menaces de déguerpissement et à des expropriations sans indemnisation » et des exactions et violences : « des arrestations arbitraires, des amendes illégales et d’autres formes de violence sont signalées. »
Pourtant, renchérit la déclaration, le décret de 1974 avait établi une réserve de 13 000 hectares, mais la loi de 2022 a étendu cette superficie à 81 000 hectares, englobant des villages autrefois éloignés.
Pour ce faire, le collectif exige :
• Annulation immédiate de la convention locale jugée illégale.
• Réduction de la superficie du parc à celle de 1974 (13 000 hectares) ou retour au statut initial de réserve faunique.
• Délimitation d’une zone tampon pour protéger les terres agricoles et les pâturages.
• Indemnisation des victimes ayant perdu leurs terres ou moyens de subsistance.
• Mise en œuvre de projets de développement local dans les zones touchée.
Me Tizi Joël a averti que si les revendications ne sont pas satisfaites, les populations se réservent le droit de mener des actions d’envergure.

