Ce 4 décembre 2023, le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable, Mahamat Abdelkerim Hanno accompagné du Secrétaire Général dudit département, le Directeur Général de l’Environnement et de bien d’autres cadres de son ministère et des autres départements ministériels a participé à une réunion ministérielle organisée conjointement par le Bureau Afrique II du Groupe de la Banque mondiale, du Comité permanent inter-États de Lutte contre la Sécheresse au Sahel (CILSS) et de l’Alliance internationale pour la Résilience à la Sécheresse (IDRA).
Intervenant dans cette réunion, le Chef du département de l’environnement a affirmé que le Tchad fait face à d’immenses défis liés aux changements climatiques.
Il a évoqué la question de la désertification et la dégradation des terres qui menacent les moyens de subsistance de millions de personnes. C’est pourquoi, a-t-il dit dans le cadre du défi de Bonn, le Tchad s’est engagé à restaurer 5 millions d’hectares de terres dégradées d’ici 2030.
Il souligne également que son pays met en œuvre plusieurs projets concrets sur le terrain. « Je pense notamment à l’Initiative de la Grande Muraille Verte qui vise à restaurer 500 000 hectares de terres dans la zone sahélienne, ou encore au multiples Projets d’Adaptation au Changement Climatique qui comprennent un volet important de restauration des terres ».
L’occasion pour lui d’annoncer que le Tchad prévoit d’organiser en 2024 le « One Desert Summit », un sommet entièrement dédié à la mobilisation d’engagements forts pour la restauration des terres dégradées dans les zones arides. « Nous espérons réunir à cette occasion des chefs d’État africains et des partenaires techniques et financiers clés », note le ministre de l’environnement.
Au-delà de la dégradation des terres, précise le Chef du département de l’Environnement, le Tchad fait face à une aggravation des sécheresses qui affectent chaque année des millions de personnes. « C’est pourquoi nous avons inscrit la résilience climatique comme un axe prioritaire dans notre Plan National d’Adaptation aux Changements Climatiques et nos Contributions Déterminées au niveau National », a-t-il dit.
D’après le ministre Mahamat Abdelkerim Hanno, malgré toutes ces ambitions et tous ces efforts, force est de constater que le défi climatique dépasse largement les capacités d’un pays comme le Tchad. « Nous avons besoin de financements importants, mais aussi de partenariats techniques et de collaborations renforcées ».
Il a annoncé que son pays soutien pleinement les engagements pris lors des précédents forums internationaux pour augmenter les financements climatiques dédiés à l’Afrique et notamment aux efforts d’adaptation. « À ce titre, l’opérationnalisation rapide du Fonds pour les Pertes et Dommages doit absolument devenir une priorité. Les pays les moins avancés comme le Tchad sont déjà durement frappés par les effets adverses des changements climatiques auxquels ils ont peu contribué. Il est donc impératif que des financements additionnels soient rapidement débloqués pour les aider à faire face à ces pertes et dommages », plaide le ministre de l’environnement.
De même, sollicite le chef du département de l’environnement, le Fonds pour la Biodiversité devra inclure un guichet dédié à la restauration des écosystèmes terrestres dans les pays vulnérables. « En effet, au Sahel plus qu’ailleurs, biodiversité et climat sont étroitement liés. Sans écosystèmes sains et résilients, nos populations ne pourront pas s’adapter durablement », mentionne le ministre de l’environnement.
Pour le ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable, Mahamat Abdelkerim Hanno, l’heure n’est plus aux paroles mais aux actes concrets. Le Tchad est déterminé à jouer son rôle à travers des projets ambitieux de restauration des terres et de renforcement de la résilience climatique de ses populations.
« Mais nous ne pourrons réaliser ces objectifs qu’avec le soutien actif de la communauté internationale. J’appelle donc tous les partenaires techniques et financiers à amplifier et accélérer leur appui aux pays les moins avancés d’Afrique dans le combat vital contre la désertification et le changement climatique. Il en va de la survie et de la dignité de millions d’Africains », tonne le ministre tchadien en charge de l’environnement.
Ministère de l’Environnement, de la Pêche et du Développement Durable

