Face à la désertification et au changement climatique, le Tchad a affiché sa détermination à la COP17 sur la lutte contre la dégradation des terres.
Représentant le pays, le Ministre de l’Environnement, de la Pêche et du Développement durable, M. Hassan Bakhit Djamous, a réaffirmé l’engagement du Tchad pour la Grande Muraille Verte et la restauration durable de ses paysages.
Un pays à 90% en zone aride
Avec près de 90% de son territoire situé en zones arides ou semi-arides, le Tchad est en première ligne face à la fragilité des écosystèmes et à la perte de terres cultivables.
Mais le pays a choisi l’action. Selon le Ministre, 35 000 hectares de terres dégradées ont déjà été récupérés, près de 3 millions de plants mis en terre et 18 fermes agricoles construites dans le cadre des initiatives nationales.
« Derrière ces chiffres, il y a surtout des terres qui retrouvent leur potentiel, des communautés qui renforcent leur résilience et des perspectives économiques qui se construisent », a souligné M. Hassan Bakhit Djamous.
L’ambition : 10 millions d’arbres
Le Tchad s’est fixé un objectif fort : planter 10 millions d’arbres, conformément à la vision portée par le Chef de l’État, Maréchal Mahamat Idriss Deby Itno.
L’objectif est d’accélérer la restauration des paysages et de mobiliser davantage d’investissements en faveur de l’environnement.
Un appel à l’action collective
Pour le Ministre, la restauration des terres « est l’affaire de tous » : État, collectivités, communautés, secteur privé, institutions financières, fonds climatiques et partenaires techniques.
Il a appelé à faire de la Grande Muraille Verte un véritable levier de développement économique, de résilience climatique, de sécurité des moyens de subsistance et d’inclusion sociale pour les populations sahéliennes.

