L’éducation au Tchad est en crise, avec une nette tendance à la disparition des établissements scolaires publics au profit des écoles privées. Ce déclin, qui s’est intensifié au cours de la dernière décennie, soulève des inquiétudes quant à l’avenir du système éducatif national.
Les causes de cette situation sont multiples. Les grèves fréquentes des syndicats d’enseignants, souvent dues à des conditions de travail insatisfaisantes et à un manque de ressources, perturbent l’apprentissage. De plus, l’abandon de postes par certains enseignants pour rejoindre le secteur privé contribue à une baisse de la qualité de l’éducation dans les établissements publics. Ce manque d’encadrement et de motivation incite de nombreux parents à choisir les écoles privées, où ils espèrent un meilleur suivi pour leurs enfants.
Les témoignages recueillis auprès des parents d’élèves reflètent une frustration croissante. Certains attribuent la dégradation du secteur éducatif à une négligence gouvernementale, arguant que le gouvernement privilégie d’autres secteurs comme la défense au détriment de l’éducation. D’autres estiment que la responsabilité est partagée, pointant du doigt des enseignants qui abandonnent leurs responsabilités tout en continuant à percevoir leur salaire.
Face à cette situation alarmante, les parents appellent le gouvernement à prendre des mesures urgentes pour revitaliser les établissements publics et garantir un accès équitable à une éducation de qualité pour tous les enfants tchadiens. La nécessité d’un engagement collectif entre l’État, les enseignants et les parents est cruciale pour redresser le système éducatif et préserver l’avenir des générations futures.
Nodjihidi Franclin / Hamama Média

