Par un communiqué de presse rendu public ce mercredi 02 avril 2025, la Section Provinciale du Syndicat des Enseignants du Tchad (SET) de Ndjamena exprime son indignation face à la recrudescence des violences au sein des établissements d’enseignement du Tchad.
Ces agressions, souvent perpétrées par des élèves, mettent en péril « non seulement la sécurité des enseignants, mais également la qualité de l’enseignement et le climat scolaire », selon le communiqué.
Le dernier incident, survenu à Moundou dans la province du Logone Occidentale au collège-lycée de Djarabé le 1er avril 2025, illustre parfaitement cette dérive inacceptable : « des élèves ont porté atteinte à la personnalité et à la dignité de leur enseignant, avant de commettre l’acte ignoble de brûler son unique moyen de locomotion ».
Face à cette situation, le SET de Ndjamena « apporte son soutien indéfectible à la Section du Logone Occidentale, ainsi qu’à tous les enseignants victimes de violences ces derniers temps ».
Le SET de Ndjamena exige du gouvernement qu’il prenne des mesures « urgentes et efficaces pour assurer la sécurité des enseignants dans les établissements scolaires ». Il rappelle qu’il est impératif que « les auteurs de ces actes soient identifiés et jugés avec la plus grande sévérité ».
En outre, compte tenu de la situation économique difficile des enseignants, la section provinciale du SET « demande aux autorités administratives locales de prendre des dispositions immédiates pour compenser la perte subie par l’enseignant ».
Enfin, le SET de Ndjamena réitère son appel « aux plus hautes autorités de la République pour accélérer la révision du décret 477, afin d’alléger la souffrance des enseignants confrontés à la cherté de la vie ».
Nodjihidi Franclin/ Hamama Média

