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Journée internationale de l’éducation : un enjeu crucial pour l’avenir du Tchad

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Chaque 24 janvier, la communauté internationale célèbre la Journée internationale de l’éducation, mettant en lumière le rôle fondamental de l’apprentissage dans la promotion de la paix et du développement durable. Pour l’édition 2024, le thème « Apprendre pour une paix durable » a été retenu, soulignant l’importance de l’éducation dans la construction de sociétés pacifiques, inclusives et résilientes.

Instituée en 2018 par l’Assemblée générale des Nations Unies, cette journée rappelle que l’éducation est un droit humain universel, un bien public et une responsabilité collective. Elle met également en avant son rôle stratégique dans la réalisation des Objectifs de développement durable (ODD), notamment en matière d’égalité des genres, d’éradication de la pauvreté et de prospérité économique.

Au Tchad, le système éducatif est structuré en plusieurs niveaux :

Éducation fondamentale ou de base : de la maternelle au CM2.
Éducation moyenne : de la 6ᵉ à la 3ᵉ.
Éducation secondaire : de la 2nde à la terminale.
Éducation professionnelle : écoles professionnelles et centres techniques.
Éducation supérieure : universités, instituts et grandes écoles.

Le français et l’arabe sont les deux principales langues d’enseignement, utilisés dans les établissements.

Malgré ces structures bien définies, l’éducation au Tchad demeure confrontée à des défis majeurs. Bien que la loi rende l’éducation gratuite et obligatoire pour les enfants de 5 à 12 ans, la réalité est toute autre :

34,4 % des enfants âgés de 6 à 11 ans ne sont pas scolarisés.
Plus de 800 000 enfants âgés de 9 à 14 ans ne fréquentent pas l’école.
Le taux d’alphabétisation des adultes de plus de 15 ans était de seulement 22 % en 2016.

Ces difficultés sont aggravées par la dispersion de la population, la pauvreté, le manque d’infrastructures et d’enseignants qualifiés, ainsi que le travail des enfants. En 2015, plus de 55 % des enfants de 5 à 14 ans travaillaient, malgré la législation fixant l’âge minimum pour l’emploi à 14 ans.

Face à ces défis, le Tchad s’efforce de renforcer son système éducatif grâce à ses institutions d’enseignement supérieur, telles que l’Université de N’Djaména, fondée en 1971, ainsi que d’autres universités publiques à Moundou, Sarh, Ati et Abéché. Des écoles supérieures et instituts, comme l’Institut supérieur des sciences de l’éducation (ISSED), jouent également un rôle clé dans la formation des enseignants et des cadres éducatifs.

La célébration de la Journée internationale de l’éducation au Tchad est une opportunité pour réaffirmer l’engagement du pays à améliorer l’accès à une éducation de qualité et à promouvoir l’alphabétisation. Des efforts sont menés pour renforcer les infrastructures scolaires, recruter et former des enseignants, et encourager la scolarisation des filles et des enfants des zones rurales.

Nekarmbaye Roseline/ Hamama Média

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