Six mois après la tentative de coup d’État avortée contre le régime de l’ancien président Patrice Talon, le lieutenant‑colonel Pascal Tigri demeure introuvable. Longtemps soupçonné de s’être réfugié au Niger, il ne s’y trouverait plus, selon les révélations de l’économiste français Olivier Vallée, qui évoque désormais une possible présence dans un autre pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Intervenant sur RFI, Olivier Vallée a indiqué que Tigri aurait quitté le Niger après un bref séjour. Il souligne qu’aucune preuve n’atteste d’un soutien de Niamey aux auteurs présumés du putsch du 7 décembre 2025. Le général Abdourahamane Tiani avait lui-même nié toute implication de son pays, rappelant que la proximité géographique expliquait davantage la présence supposée du militaire béninois.
Ces déclarations surviennent alors que les relations entre le Bénin et le Niger semblent amorcer une normalisation. La participation du Premier ministre nigérien Ali Lamine Zeine à l’investiture du nouveau président béninois Romuald Wadagni le 24 mai 2026 a été interprétée comme un signe d’apaisement diplomatique.
Pendant ce temps, Pascal Tigri reste activement recherché par les autorités béninoises. Le 2 mars 2026, la police républicaine a lancé un avis de recherche international contre lui et plusieurs autres militaires impliqués, assorti d’une récompense de 20 millions de francs CFA, promise à toute personne fournissant des informations permettant leur arrestation.

