Quarante-neuf Nigériens sont morts de soif dans le désert saharien après la panne de leur camion. Le drame s’est produit à plus de 80 km à l’ouest d’Assamaka, à la triple frontière Niger-Mali-Algérie, ont annoncé les autorités jeudi.
Les victimes revenaient du Mali pour célébrer l’Aïd. Immobilisé dans une zone isolée, le véhicule n’a pu être réparé malgré les efforts du chauffeur et des passagers. « Privés d’eau, ils se sont retrouvés piégés dans un environnement hostile avec des températures extrêmes », a précisé le gouvernorat d’Agadez. Les corps ont été inhumés dans des fosses communes.
Seules deux personnes ont survécu. Elles ont marché plus de 50 km à pied jusqu’à une mare, puis rejoint Assamaka pour alerter les secours. Sur place, les autorités ont aussi découvert un autre camion en panne avec 60 personnes bloquées depuis trois jours. L’assistance a permis son redémarrage.
Cette zone désertique est régulièrement théâtre de tragédies. Selon l’ONG Alarme Phone Sahara, au moins 35 migrants y sont morts en 2025. Un drame similaire avait coûté la vie à 92 migrants en octobre 2013 près de la frontière algérienne.

