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Mort d’Anicet Ekane : un choc national, une promesse de justice

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Le Cameroun s’éveille dans la douleur et l’indignation après l’annonce du décès d’Anicet Ekane, figure emblématique de la résistance démocratique, survenu en détention. L’opposant camerounais Tchiroma Bakary a publié ce jour un message officiel, dénonçant une mort « brutale et inacceptable » et saluant « le sacrifice d’un frère, d’un repère, d’une conscience indomptable ».

Arrêté il y a plus de trente-huit jours, Anicet Ekane avait été privé de soins médicaux malgré des appels répétés de ses proches et de ses avocats. Son état de santé, déjà fragile, s’est détérioré dans des conditions qualifiées d’inhumaines. Le président élu évoque une « République réelle » qui doit désormais se tenir debout, portée par le sang versé de ceux qui ont osé rêver d’un changement.

Dans un hommage poignant, Issa Tchiroma Bakary rappelle le rôle fondateur d’Ekane dans la création de l’Union pour le Changement (UPC), coalition inédite entre société civile et partis politiques, qui a permis l’élection démocratique du président en novembre dernier. « Il ne quitte pas la scène les mains vides », écrit-il. « Il part porteur de l’hommage d’une Nation entière. »

Le message se veut aussi un appel à la justice : « Son sang ne crie pas vengeance. Il appelle à la justice. » À travers cette déclaration, le président élu tend la main aux familles des prisonniers politiques et promet que la mémoire d’Anicet Ekane sera gravée « dans la pierre de la reconstruction ».

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