À l’approche du quatrième anniversaire de sa prise de pouvoir, le président de la Transition burkinabè, le capitaine Ibrahim Traoré, s’est exprimé dans un entretien accordé à la presse locale à quelques jours de la « Nuit de la Révolution » du 30 septembre.
Parmi les annonces majeures figure le durcissement des sanctions pénales contre la subversion et le renseignement ennemi. « La peine de mort sera désormais appliquée à tout espion ou complice capturé », a averti le chef de l’État, affirmant disposer d’une cartographie précise des acteurs menaçant la souveraineté du pays.
Il a notamment pointé du doigt des ingérences étrangères, rappelant la rupture formelle des relations diplomatiques avec la France intervenue en juin dernier, ainsi que l’implication présumée de l’Ukraine.
Sur le plan institutionnel, le capitaine Traoré a confirmé le projet d’une nouvelle loi fondamentale destinée à remplacer le cadre actuel, après l’adoption en mars 2026 de la Charte de la Révolution. Ce texte visera, selon lui, à mettre fin au « politisme d’affaires ».
Enfin, sur le volet économique et des infrastructures, le pouvoir de transition prévoit d’amorcer le chantier ferroviaire « Faso Rails », adossé à un plan d’investissement de 70 milliards de F CFA visant à doter le pays d’une industrie de production de rails et de matériel roulant.

