18 avril 2026
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Le jeudi 25 décembre, jour de Noël, le président américain Donald Trump a annoncé le succès d’une opération militaire menée par les États-Unis au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique. L’intervention visait des combattants de l’État islamique actifs dans le nord-ouest du pays.

Selon Washington, de « nombreuses frappes meurtrières » ont été réalisées. Le président a salué une « opération parfaite » et averti que d’autres attaques suivraient si les djihadistes poursuivaient leurs violences contre les chrétiens nigérians.

« J’avais prévenu ces terroristes que s’ils n’arrêtaient pas le massacre de chrétiens, ils allaient le payer cher. Ce soir, ils ont payé », a déclaré Donald Trump sur sa plateforme Truth Social.

Il s’agit de la première opération militaire américaine dans le pays sous la présidence Trump. Le chef de l’État affirme vouloir protéger les chrétiens nigérians, qu’il estime menacés par un « génocide ». Déjà en novembre, il avait brandi la menace d’une action armée.

Le commandement américain en Afrique (AFRICOM) a expliqué sur X que l’intervention avait été menée « à la demande des autorités nigérianes », précisant que plusieurs combattants de l’État islamique avaient été tués dans l’État de Sokoto.

Le ministère nigérian des Affaires étrangères a confirmé cette coopération dans un communiqué :

« Les autorités nigérianes restent engagées dans une coopération de sécurité structurée avec des partenaires internationaux, dont les États-Unis, afin de lutter contre la menace persistante du terrorisme et de l’extrémisme violent. »

Le Nigeria est marqué par de fortes tensions confessionnelles : une majorité chrétienne au sud, une majorité musulmane au nord. Le gouvernement nigérian refuse toutefois de qualifier ces violences de persécution religieuse, un terme souvent utilisé par des groupes séparatistes nigérians influents à Washington.