En Côte d’Ivoire, les autorités ont décidé d’interdire, pour une durée de deux mois, tous les meetings et manifestations organisés par des partis ou groupements politiques — à l’exception de ceux inscrits dans le cadre de la campagne présidentielle en cours.
La mesure a été annoncée dans un arrêté conjoint des ministres de l’Intérieur et de la Défense, publié hier soir. Elle intervient après les heurts survenus la semaine dernière à Abidjan et plusieurs incidents signalés à l’intérieur du pays.
Selon les autorités, plus de 700 personnes ont été interpellées, et au moins une cinquantaine de manifestants ont été condamnés récemment à trois ans de prison ferme.
Peu avant la publication de l’arrêté, le gouvernement avait justifié cette décision en invoquant le « caractère subversif » que revêtiraient, selon le ministre de la Justice, certaines manifestations depuis le 11 octobre 2025. Celles-ci viseraient, d’après lui, à perturber ou empêcher la tenue du scrutin présidentiel.

