11 juin 2026
Bangui-1

En République centrafricaine, les électeurs étaient appelés aux urnes ce dimanche 26 avril pour le second tour des élections législatives, régionales et partielles. La journée de vote s’est ouverte sans grande mobilisation, beaucoup de citoyens ayant préféré se rendre d’abord à l’église avant de rejoindre les bureaux de vote dans l’après-midi. 

À Bangui comme dans plusieurs localités de l’intérieur, le scrutin s’est déroulé dans le calme, sans incident majeur. Quelques électeurs ont toutefois dénoncé l’absence de leur nom sur les listes électorales. Ce rendez-vous est crucial : il doit permettre de compléter la désignation des députés, des conseillers municipaux et des représentants régionaux. 

Près de deux mois après la proclamation des résultats du premier tour par le Conseil constitutionnel, le pays poursuit ainsi son cycle électoral. Réélu à la présidence avec 77,9 % des suffrages, Faustin-Archange Touadéra, investi le 30 mars, attend l’issue de ces scrutins pour former le premier gouvernement de la septième République. 

Sur les 144 sièges de l’Assemblée nationale, 88 ont déjà été pourvus. Le second tour concerne 46 circonscriptions, tandis que dix autres organisent des élections partielles. L’un des enjeux majeurs se situe à Bambouti, dans le sud-est, où une attaque du groupe armé Azandé Ani Kpi Gbé avait empêché le vote en décembre dernier. Un agent de l’Autorité nationale des élections, enlevé à cette occasion, reste toujours détenu. 

Les autorités assurent que toutes les mesures sécuritaires ont été prises pour garantir le bon déroulement du scrutin. L’ANE confirme le déploiement du matériel et des agents électoraux. De leur côté, les observateurs du Réseau Arc-en-Ciel ont mis en place une salle de veille pour suivre le processus, après avoir relevé plusieurs irrégularités lors du premier tour.