Ces derniers temps dans la capitale ou dans les villes des provinces, la consommation des alcools frelatés communément appelés »Nguerek » prend énormément de l’ampleur.
Sans connaître sa provenance et sa réelle composition, certains Tchadiens procurent d’énormes plaisirs en passant toutes les journées dans sa consommation.
Pourtant depuis septembre 2022, le Gouvernement avait pris des mesures fermes interdisant la vente de ces boissons frelatées.
Selon les autorités sanitaires, cette interdiction visait toutes les boissons importées, distillées de façon illégale et dans des conditions non conformes. Car ces boissons frelatées artisanales ont souvent un taux d’alcool très élevé pouvant causer une intoxication qui peut conduire à la mort.
La majorité des consommateurs de ce type de boissons est plutôt des jeunes, absorbant plus des élèves et des étudiants.
Aujourd’hui, dans la capitale, tous les points de vente de ces boissons poussent comme des champignons et semblent être échappés aux autorités compétentes, qui parfois certaines sont elles-mêmes plongées dans sa consommation.
Cette consommation ne va sans conséquences (sanitaire, économique, social…) et conduisant plus souvent à l’insécurité dans certains coins de la capitale soldant par des agressions physiques ou des vols.
Selon les vendeurs, la vente de ces boissons est une activité de génération des revenus. Cela leur permet de joindre les deux bouts.
«Les temps sont durs. Nous vendons le Nguerek pour équilibrer notre vie quotidienne. Aujourd’hui, la vente de Nguerek est une activité rentable. Si nous vendons par exemple à manger, il n’ya pas de clients, » explique Clémentine, une vendeuse de boisson frelatée au marché de Dembe.
Les consommateurs quant à eux soutiennent qu’avec ces boissons, ils se saoulent très vite et que c’est économique.
«Nguerek est une charge rapide. Quand j’avale seulement 3 sachets, je commence à voir clair, » confie un consommateur.
Les autorités doivent une fois de plus doubler de vigilance afin de sauver de vie.

