14 janvier 2026
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À l’occasion de la Journée mondiale de la population, célébrée chaque 11 juillet, la représentante résidente de l’UNFPA au Tchad, Mme Yewande Odia, a prononcé une déclaration dans les locaux de l’institution, situés au quartier rue de 40 mètres, dans le 4ᵉ arrondissement de N’Djamena.

Cette année, la journée est placée sous le thème « Autonomiser les jeunes pour qu’ils créent les familles qu’ils souhaitent, dans un monde juste et plein d’espoir », visant à sensibiliser aux enjeux liés à la population mondiale et au développement durable.

Dans son discours, Yewande Odia a souligné l’engagement de l’UNFPA, en partenariat avec les gouvernements du monde entier, y compris celui du Tchad, à promouvoir les droits en matière de santé reproductive et de parentalité choisie. Elle a évoqué la baisse des taux de fécondité à l’échelle mondiale, tout en notant que la population mondiale dépasse actuellement les 8 milliards.

Selon le rapport mondial 2025 de l’UNFPA, les obstacles à la parentalité ne sont pas seulement liés à un manque de désir d’enfants, mais aussi à des contraintes économiques, sanitaires et sociales. Au Tchad, le taux de fécondité reste élevé, avec une moyenne de 6,4 enfants par femme. De plus, 37 % des jeunes filles âgées de 15 à 19 ans sont déjà mères ou enceintes.

Malgré l’interdiction du mariage des enfants, 61 % des filles tchadiennes étaient mariées avant l’âge légal en 2022. Cette situation, combinée à un système de santé fragile, contribue à une mortalité maternelle élevée et à des cas fréquents de fistules obstétricales.

Les obstacles identifiés par les personnes interrogées dans le cadre du rapport incluent :

  • Difficultés économiques : Plus de la moitié des personnes souhaitant avoir des enfants considèrent que les conditions financières sont un frein majeur.
  • Problèmes de santé : Environ un quart évoque des maladies chroniques ou un accès limité aux soins comme raisons principales.
  • Conflits et instabilité : Environ un cinquième des répondants sont dissuadés par l’insécurité ou le climat politique instable.

Mme Odia a conclu en appelant à des actions urgentes pour renforcer l’accès à la planification familiale et élargir l’offre de services de santé reproductive. Elle a également plaidé pour des politiques soutenant les familles, notamment par l’accès à des services de garde d’enfants abordables et à des logements décents.

NODJIRÉ DJIMADJI/ Hamama Média