L’École nationale d’administration (ENA) a lancé, ce jeudi 29 octobre 2026, la cinquième édition de son colloque international, placée sous le thème : « Le développement endogène des États d’Afrique ». La cérémonie d’ouverture a été présidée par le Premier ministre, chef du Gouvernement, Allah-Maye Halina, dans l’amphithéâtre Idriss Déby Itno.
Organisée sous le haut patronage du Maréchal du Tchad, Mahamat Idriss Déby Itno, cette rencontre scientifique a réuni des membres du gouvernement, des responsables parlementaires, des autorités militaires et administratives, ainsi que des enseignants-chercheurs, auditeurs et élèves de la 20ᵉ promotion de l’ENA.
Représentant la ministre secrétaire générale du Gouvernement et présidente du conseil d’administration de l’ENA, Dr Ramatou Mahamat Houtouin, le ministre secrétaire général adjoint du Gouvernement, Dr Bourkou Dédé Elhadj, a livré une réflexion inspirée de la pensée de l’historien et intellectuel africain Joseph Ki-Zerbo.
Dans son intervention, il a souligné que le développement ne saurait être importé sous la forme d’un modèle universel prêt à l’emploi. Selon lui, il doit être construit à partir des réalités propres à chaque société, en s’appuyant sur les savoirs locaux, les ressources nationales et la capacité des peuples à définir eux-mêmes leur trajectoire de progrès. Une démarche qui, a-t-il précisé, ne signifie pas un repli sur soi, mais plutôt une ouverture réfléchie aux innovations et aux connaissances extérieures, adaptées aux priorités nationales.
Dans la continuité de la quatrième édition du colloque, consacrée à la souveraineté des États, cette nouvelle édition entend approfondir la réflexion sur les voies d’un développement africain fondé sur les ressources, les compétences et les institutions du continent. Elle offre ainsi un cadre d’échanges entre universitaires, chercheurs, décideurs publics et praticiens autour des enjeux de transformation économique et sociale des pays africains.
À travers cette initiative, l’ENA réaffirme son ambition de se positionner comme un espace de réflexion stratégique et un laboratoire d’idées au service des politiques publiques, tout en poursuivant sa mission première de formation des cadres supérieurs de l’administration tchadienne.
Les travaux du colloque devraient permettre de dégager des pistes de réflexion et des recommandations susceptibles de contribuer à la promotion d’un modèle de développement davantage ancré dans les réalités africaines et répondant aux défis contemporains du continent.

